Le freinage, les particules et la voiture électrique

Publié le sam. 20 février 2016 dans Mobilité électrique

On m'a avancé comme argument que l'une des plus grosses pollutions "locale" provenant des voitures, ce sont les particules fines. Je suis parfaitement d'accord.

On m'a également dit que, les voitures électriques ayant des freins (comme toutes les voitures), alors cette pollution est tout autant présente. Je ne suis pas d'accord.

Les particules provoquées par le freinage proviennent des plaquettes de frein, qui s'usent en frottant sur les disques. C'est accompagné par un échauffement : l'énergie cinétique est transformée en chaleur.

Sur les voitures électriques, on dispose d'un freinage régénératif : au lieu de serrer les mâchoires des freins, la voiture inverse le sens du courant dans le moteur, ce dernier fait alors office de dynamo. L'énergie cinétique est alors transformée en énergie électrique, stockée dans la batterie de traction.

L'inconvénient de ce freinage régénératif, c'est qu'il ne fonctionne que dans une certaine plage de puissances et uniquement si la batterie n'est pas pleine. C'est pour cela que les freins mécaniques sont toujours présents et qu'il y a certains cas de figure où ils sont utilisés :

  • lors de freinages d'urgence, où la puissance injectée dans le moteur serait trop importante ;
  • lorsque la batterie est fraîchement chargée et qu'elle ne pourrait pas stocker l'énergie électrique générée par le moteur ;
  • sur de longues descentes en montagne, notamment avant les virages en épingle à cheveux ;
  • lorsque la voiture roule trop doucement pour que le moteur arrive à générer de l'énergie (<5km/h).

Par conséquent, la plupart du temps ces freins mécaniques ne sont pas utilisés.

Généralement, les plaquettes de freins sont changés après 30 à 45 000 km (freins avant) ou environ 60 000 km (freins arrières) [source]. Il y a des témoignages de conducteurs de voitures électriques qui n'ont pas encore changé leurs plaquettes après 100 000 km !

Ajoutons enfin que les pneus sont aussi sources de particules fines. En voiture électrique, la conduite est naturellement plus souple (beaucoup moins de stress au volant résulte en une conduite plus "coulée"), les pneus s'usent donc moins vite.

On le voit, il n'y a rien de magique : simplement, les technologies mises en œuvres permettent non seulement de récupérer en électricité l'énergie qui serait perdue en chaleur, mais également d'éviter la pollution qui accompagne cette perte en chaleur sur tous les autres véhicules !

Commentaires

Bug Danny

dim. 04 septembre 2016

Oui, effectivement les VE, en roulant, soulèvent les particules de gomme et de plaquettes de feins laissées auparavant par le passage des Voitures thermiques. Supprimons les voitures thermiques et les VE se soulèveront plus de particules en roulant ! CQFD !

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